Dimanche 11 octobre, à la Spodek Arena de Katowice, Team Vitality a balayé MOUZ 3-0 en grande finale de l’ESL Pro League Season 24. L’organisation française décroche un quatrième sacre dans la compétition, le plus haut total de son histoire, et porte à sept le nombre de trophées remportés depuis le début de 2026.
Un 3-0 sans débat
La série s’est jouée en trois cartes, rapporte ESL FACEIT Group : Cache 13-8, Inferno 13-7, Dust2 16-12. Sur Cache, Vitality a digéré un départ adverse à 5-1 avant de basculer la mi-temps, puis Mathieu « ZywOo » Herbaut a fermé le match côté CT. Sur Inferno, Shahar « flameZ » Shushan et Dan « apEX » Madesclaire ont verrouillé Banana. Dust2 a été plus long : MOUZ a poussé jusqu’aux prolongations, avant de s’écrouler.
Selon HLTV, ZywOo a terminé la finale avec un rating 3.0 de 1,65 (64-33, 90,3 ADR). Il a reçu le trophée de MVP du tournoi, son 34e titre individuel de ce type en carrière selon le même média.

Quatre titres, un record
Ce succès est le quatrième de Vitality en ESL Pro League, après les saisons 16, 21 et 22, précise le communiqué officiel. Aucune autre organisation n’en a autant. C’est aussi le troisième trophée ESL Pro Tour de l’année pour le club, après l’IEM Kraków et l’IEM Rio. Robin « ropz » Kool, de son côté, porte son total personnel à six titres EPL, un sommet individuel.
Le parcours a été propre. En poules, Vitality a terminé invaincu : 2-0 contre 1win, puis deux 2-1 face à NAVI et Falcons. En playoffs, 2-0 contre PARIVISION, 2-1 contre Aurora en demi-finale après avoir concédé la première carte, puis le 3-0 final. En face, MOUZ avait notamment coupé la série de 32 succès consécutifs de Team Spirit en phase de groupes.

Une équipe française au sommet
Vitality n’est pas une équipe 100 % française — le lineup aligne aussi l’Israélien flameZ, l’Estonien ropz et le Britannique William « mezii » Merriman — mais le noyau historique reste tricolore : apEX au leadership, ZywOo au sniping. L’organisation, fondée à Paris, enchaîne les titres majeurs sur Counter-Strike 2 et vient aussi de briller côté Tekken, avec le sacre de JeonDDing sous ses couleurs à l’EVO France de Nice.
Pour la filière esport française, le message est clair. Un club hexagone peut dominer la scène mondiale la plus regardée du jeu de tir tactique, avec un public et des partenaires locaux. La dotation totale de la saison 24 atteignait un million de dollars ; Vitality en a emporté la part du lion.
La Pro League de retour en salle
L’édition marquait le retour de l’ESL Pro League sur grande scène, pour la première fois depuis 2019. Les playoffs des 9, 10 et 11 octobre se sont joués à la Spodek, enceinte mythique de Katowice, avec 19 000 spectateurs sur trois jours et un pic de 735 064 téléspectateurs en ligne, selon escharts.com cité par l’organisateur.

La suite, sans garantie
Le calendrier ne laisse pas le temps de savourer. Prochaine étape listée par ESL : l’Intel Extreme Masters Beijing, du 2 au 8 novembre, avec 1,25 million de dollars en jeu et un point supplémentaire pour le Grand Slam VII. Vitality y arrivera en favori, ce qui n’est jamais confortable : la scène CS2 reste ouverte, Spirit, Falcons ou Aurora peuvent reprendre la main d’une semaine à l’autre.
Le club lui-même a connu des creux en 2025 et au début 2026 avant de retrouver le niveau du début d’année, note HLTV. Un titre n’écrit pas la saison suivante. Et l’esport reste un métier court : les carrières se jouent à quelques années près.

Sept trophées, et l’année n’est pas finie
Avec ce quatrième sacre EPL, Vitality détient le record de la compétition et confirme une année hors normes. Deux Français restent au centre du dispositif. Le reste du monde du Counter-Strike devra, encore une fois, trouver la faille.




